Merci de garder votre enfant!

A Mon fils a 3 ans et demi. En Septembre dernier, il entrait à l’école.

Si l’école Maternelle s’est déroulée sans difficultés pour sa grande soeur, je ne pensais pas que cela serait aussi perturbant pour lui.

Tout d’abord, il a mis beaucoup de temps à réaliser (et accepter) que la crèche était belle et bien finie. On oublie finalement que c’est un peu comme pour un adulte qui quitterait une entreprise pour en découvrir une nouvelle. On a pris ses marques, on connait tout le monde, on se sent bien et puis soudain il faut tout recommencer à zéro.

Trois autres enfants de sa crèche sont sectorisés dans la même école que Lucien. Ils ont malheureusement tous les trois étaient mis en classe 2…et mon Lucien s’est retrouvé seul en classe 1. Je comprends tout à fait que les directeurs et enseignants ne puissent pas faire du cas par cas mais tout de même, pour des enfants de petite section, est-ce qu’il ne serait pas bien d’essayer de prendre en compte leur provenance et les dispatcher dans les classes de façon plus égale afin de faciliter leur entrée à l’école?

Jusqu’aux vacances de la Toussaint, les matins ont été difficiles. Lucien ne voulait pas aller à l’école. Il a bien sûr fini par se faire des copains et la situation s’est bien améliorée. Mais je ne peux pas m’empêcher de me demander si les choses n’aurait pas été plus simple s’il avait eu un copain de crèche à ses côtés.

A côté de cela, la maîtresse de Lucien ne travaille pas à temps plein. En effet, un mercredi sur deux et tous les vendredis, c’est une autre maîtresse. Je respecte le fait de ne pas être à temps plein. C’est un choix tout à fait respectable. Mais je me pose une autre question : est-ce vraiment adapté pour des enfants de petite section? Lucien ne sait jamais quelle maîtresse il va trouver le matin puisque bien entendu il est complètement perdu dans les jours de la semaine. Bien sûr les parents ont un rôle important à jouer mais finalement les mercredis je suis comme lui, je ne me rappelle jamais qui était là la semaine précédente.

Rajoutons par-dessus la f…… réforme des rythmes scolaires, en place depuis la rentrée 2013 à Paris. Vous l’aurez compris je ne suis pas pour. Non pas que je ne trouve pas cela bien de faire des choses différentes dans le cadre de l’école. Je trouve juste que ce n’est pas adapté à l’école maternelle. A l’école élémentaire les ateliers proposés sont diversifiés mais à la maternelle c’est une autre paire de manche. Les enfants font du coloriage et du collage. Quel est vraiment l’intérêt de changer « d’intervenant » pour faire la même chose?

Cela donne donc des semaines vraiment bordéliques : pas la même maîtresse certains mercredis et les vendredis, les lundis et jeudis école jusqu’à 16h30, les mardis et vendredis, école jusqu’à 15h puis activités extra-scolaires, les mercredis matin école et l’après-midi le centre de loisirs…vous vous y retrouvez vous?

J’ai beaucoup d’interrogations mais pas beaucoup de réponses. Et le plus frustrant c’est que je ne sais pas vraiment à qui les poser.

Si j’ai décidé de « vider mon sac » aujourd’hui ici c’est parce qu’un sentiment d’impuissance immense me pèse encore plus depuis quelques jours.

La cause? Un nouveau mouvement de grève.

Retour sur le pourquoi du comment.

La semaine dernière, nous apprenions par la maîtresse de mon fils qu’elle serait en grève quelques jours plus tard. Mais elle nous rassurait rapidement en nous disant qu’elle serait remplacée. La veille, j’apprends vers 22h par une de mes amies impliquée dans la vie de l’école qu’aucune maîtresse gréviste ne sera remplacée le jour J pour cause de manque d’effectifs dans les brigades de remplacement. Bien bien bien! Et il est donc demandé aux parents de prendre leurs dispositions et d’essayer de garder leurs enfants dans la mesure du possible.

22h pour le lendemain matin, comment vous dire? Impossible.

Le lendemain matin nous emmenons donc Lucien à l’école et attendons dans le préau de savoir combien d’enfants seront présents et comment ils seront gardés. Nous constatons rapidement que peu d’enfants sont présents. Passé le sentiment de bonne nouvelle (au moins ce sera plus simple à gérer pour le personnel présent), je culpabilise un bon coup. Je me demande comment font les autres parents. Moi je ne peux pas garder Lucien. Je l’avais gardé quelques jours avant parce qu’il était malade et je ne peux pas le garder toutes les semaines. En plus je suis dans ma boîte depuis moins de 3 mois et en CDD donc je ne suis pas vraiment en mesure d’imposer mes contraintes de mère de famille.  Mon conjoint a également fait sa part de garde et souhaite garder les quelques jours qui lui restent pour garder les enfants pendant les vacances scolaires. Oui car si en entreprise les parents peuvent avoir des jours « enfant malade », il n’y a rien de prévu pour pallier aux grèves.

Allez, on reste positif, après tout un jour ça passe vite.

Le lendemain, on nous apprend que ce sont les dames de services qui font grève. Aucune autre information. On nous demande encore de récupérer nos enfants pour le déjeuner ou après la classe (à 15h donc puisque ce jour-là, il y a les activités extra-scolaires) dans la mesure du possible. Mission impossible, épisode II.

Haut les coeurs, le week-end a fini par arriver. Plus qu’une semaine d’école à enquiller et les enfants seront enfin en vacances. Tenez-bon les petits choux!

Et ce matin, je vous le donne en mille, nous apprenons qu’un nouveau mouvement de grève est prévu jeudi. On demande à la maîtresse quelle en est la raison et elle nous répond par-dessus l’épaule que c’est pour la revalorisation des salaires. Ah et puis elle sera absente mardi aussi. Hein? Mais pourquoi?

En colère, je demande à m’entretenir avec la directrice. Pas du tout pour m’énerver mais bien pour comprendre ce qu’il se passe. Je lui explique que j’ai besoin de comprendre pourquoi il y a la grève. Parce que ça me bouffe de l’intérieur de savoir mon fils trimballé de classe en classe. Elle me répond qu’elle n’en sait rien. N’étant pas syndiquée, elle n’a pas d’information. Gloups! Ok, je reste calme. Et mardi alors, il y a quoi? La fille de la maîtresse est malade. Huuuum et alors pourquoi est-elle là aujourd’hui? Apparemment elle a réussi à se débrouiller pour aujourd’hui mais n’a pas de solution pour demain.

Je suis maman aussi, je comprends MILLE fois que l’on garde son enfant quand il est malade. Mais quand on travaille, est-ce qu’on ne sert pas les fesses toute la journée en espérant qu’il aille mieux le lendemain, quitte à prendre de nouvelles dispositions le soir venu?

Je tiens à préciser que je suis pour le droit de grève et que je respecte énormément le corps enseignant. Ce qui me rend dingue, c’est le manque de transparence. On nous demande de garder nos enfants mais est-ce que ça ne serait pas plus intéressant de nous expliquer la situation et de ne former qu’un seul corps pour le bien-être de nos gosses? Pourquoi nous laisse-t’on autant dans le flou? Nos enfants trinquent et est-ce qu’à 3 ans et demi ont peu attendre d’un enfant qu’il soit aussi adaptable?

J’aurais tendance à penser que non mais je le redis, je suis ouverte à la discussion.

Il y a des maîtresses dans mon entourage et je sais très bien que cette profession est loin d’être facile à exercer. Une maîtresse ou un maître qui termine à 16h30 est bien loin d’avoir terminé sa journée. Mais pourquoi y’a t-il un aussi grand fossé entre le corps enseignant et les parents? Comment est-ce possible que la directrice d’une école ne sache pas pourquoi 3 maîtresses sur 7 au total suivent tous les mouvements de grèves? Comme le rectorat peut ne pas remplacer ces gens (et je précise que c’est la même chose quand il y a des personnes malades)?

Comment est-il possible que l’école publique parte autant en cacahuète? La situation me fait mal au coeur. Et j’avoue remettre en question mon choix et celui de mon conjoint d’avoir mis nos enfants dans une école publique.

Je termine juste ce billet en m’excusant par avance si mes propos vous choquent. Je n’ai pas l’habitude d’écrire ici de telles choses. Mais ce matin, je suis partie de l’école avec une telle boule au ventre que j’ai ressenti le besoin de mettre les choses au clair dans mon esprit en les couchant par écrit.

N’hésitez pas à me donner votre avis sur la situation ou à répondre à mes questions si vous avez des réponses.

Merci à vous. Belle journée.

81 thoughts on “Merci de garder votre enfant!

  1. Bonjour Paule, comme je te comprend en lisant ton texte, je suis maman de trois enfants et pour mon aîné Enzo qui a 8 ans aujourd’hui j’ai vécu un peu la même chose. Et bien moi qui ai toujours défendu haut et fort le service publique j’ai retourné ma veste, mes enfants sont dans une école privé maintenant et c’est incomparable (je précise que je suis fille d’institutrice et que je connais donc bien ce domaine….), j’en suis ravie sur bien des points et cela nous a changé la vie!
    Je t’embrasse, bon courage
    Vanessa

  2. Houlala en effet c’est un vrai bordel cette organisation ! Je comprends que ton petit et vous même les parents ne vous y retrouvez pas. …
    Ici à annecy la réforme n’a quasi rien changé si ce n’est un peu les horaires et que le mercredi matin est travaille et souvent c’est chorale pour toute la maternelle et travail ds chaque classe…là où ça n’a pas changé c’est le périscolaire en maternelle . ..sortie d’école à 16h et si ton enfant est inscrit il va au périscolaire …goûter jusqu’a 16h 30 et de 16h 30 à 17h45 jeux pour la maternelle ds une salle de l’école et pour l’élémentaire ( tu t’inscris pour le trimestre à 1 activité par jour) ou accueil de loisirs (activités libres surveillée par un anim) et la ce sont ds des locaux à côté de l’école ou ds l’école ….c’était identique avant la reforme….les enfants s’y retrouvent et tout le monde est content

  3. Moi je partage ton agacement et ton désarroi… je pense de plus en plus à me tourner vers le privé pour mes 3 enfants. Les TAP sont le mardi après midi ici, mais en janvier, nous avons eu 2 grèves des animateurs donc pas d’accueil périscolaire le matin, pas de restauration à midi et pas de TAP l’après midi. Par contre, les enfants étaient supposés être à l’école le matin et il fallait donc les récupérer à 12h20!! Même pas possible d’aller bosser le matin, quoi. Et en plus, on est facturé au mois, donc on paye ces 2 après midi de TAP non effectués. L’an dernier, ma cadette était dans une classe avec 2 enseignants, donc l’un est délégué syndical: il était absente 1 semaine sur 2 les jours où il devait enseigner. Et à l’époque, je ne savais pas qu’il était délégué syndical… je savais juste qu’il serait absent le lendemain!
    Mercredi, la maîtresse de ma petite dernière a prévenu qu’elle ne serait pas là, merci de bien vouloir garder votre enfant. Bon, coup de bol, je ne bosse pas le mercredi. Mais quand même: c’est le 2ème mercredi où elle sait qu’elle sera absente et non remplacée (donc j’imagine que ce n’est pas la grippe qui va lui tomber dessus paf comme ça, mais probablement un RDV prévu de longue date: pourquoi ne prend elle pas son rdv le soir ou le mercredi après midi (comme moi, quoi!!).
    Bon allez, courage, dans 4 jours, vacances pour la zone des parisiens!

  4. Petite info : les enseignants grévistes ne sont jamais remplacés…c’est contraire au droit de grève. Par contre s’il y a un minimum de 25% d’enseignants grévistes dans l’école, la mairie est dans l’obligation d’instaurer un service minimum d’accueil (SMA).
    Les brigades sont en nombre bien insuffisant à certaines périodes de l’année et ne peuvent combler toutes les absences : congé maternité, congé enfant malade, maladie, maladie longue durée, ……
    Bon courage

  5. Comme je te comprends!
    Mon petit Maé est aussi en petite section cette année et à Paris donc la semaine dernière a également été compliquée pour la maman solo que je suis! Et pas d’autres choix que de prendre une baby Sitter a 10€ de l’heure.. Bref la galère (pour ma grande au primaire ca va) pour ces petits loulous qui sont perdus dans leur emploi du temps et qu’on trimballe dans tous les sens!
    Je n’ai pas plus réponses mais juste ce petit mot pour t’envoyer du courage 😉

    1. Merci pour ton petit mot, c’est déjà beaucoup. C’est difficile de constater que tous les parents sont un peu dans la même m…. et que pourtant on ne peut que subir la situation.

  6. Comme je te comprend… Agatha ne va pas encore à l’école, il nous reste encore un peu plus d’un an, mais c’est une véritable source d’angoisse pour moi.
    A la maison on est très Montessori, malheureusement dans notre secteur il n’y a pas d’école ou alors a 40 min et je me suis renseignée pour en ouvrir une et c’est un vrai parcours du combattant. Pour la réforme, je trouve qu’elle pourrait être bénéfique, mais elle est tellement mal appliquée, et il y a tellement peu de moyen que ça devient le contraire. On hésite encore entre public et privé, le soucis étant que je suis agnostique et mon conjoint athée du coup le problème de la religion se pose.
    L’école m’angoisse, elle m’a toujours angoissée et pourtant j’ai bien essayé…. Devenir enseignante oui mais mademoiselle avec vos tatouages vous n’y songez pas…
    Notre rêve c’est de pouvoir quitter la France, pour notre, fille, pour nous, pour être mieux 🙂 courage, les vacances arrivent 🙂

  7. Depuis cette année, ma minette va dans une école privée (elle est en grande section). ce choix a d’abord été un choix de raison : école de 8h30 à 16h30 et pas de classe le mercredi. Ce choix n’est pas celui du coeur et j’avoue que le début d’année fut très difficile pour moi, la maitresse est très particulière avec les parents et son enseignement n’est pas très fun. Par contre, ma minette va bien, elle a apparemment un coté très scolaire et comme elle rêve de savoir lire et que sa maitresse a vraiment mis l’accent là dessus, ça lui va. Par contre, dans le privé tout est très carré : la chorale a été menée de mains de maitre au millimètre et tous les parents ont écouté les enfants, le marché de Noël a été très réussi, chaque premier lundi du mois, il y a une vente de barbapapa, mais aussi et surtout, on sait longtemps à l’avance les absences (le 1er avril pour la concertation sur les programmes) et quand la maitresse est absente, il y a du personnel pour accueillir les enfants.
    C’est bien plus simple pour les parents qui travaillent 😉

  8. Bonjour,
    j’ai l’impression de me lire 😉
    Depuis j’ai trouvé « ma » solution. Ma fille Marnie qui vient d’entrer en moyenne section est aujourd’hui dans une petite école privée. Pas de grèves, des maitresses investies, des ASEM dynamiques, les classes qui terminent à 16h45 avec garderie jusqu’à 18h45… et pas d’école le mercredi 🙂
    Alors attention, ce n’est pas tout rose, chaque structure connait des petits ajustements, mais qu’est-ce que c’est confortable d’avoir une organisation bien rodée et une confiance dans le corps enseignant.
    Du courage.
    Claire

  9. Comme je te comprends (trois grèves de crèche ici…donc trois fermetures totales à gérer). L’accumulation c’est un peu compliqué à gérer.
    Je croise d’ailleurs les doigts pour que la 1ère rentrée de mon petit Lucien en septembre se passe bien pour cette raison.
    Quand je m’énerve comme tu le fais, moi qui n’ai pas de blogs et qui a un peu pitiée de mes collègues (je cherche d’autre sujet de conversation 😉 ), je pense aussi à toutes les choses sympa de l’école / la crèche. Oui certes, le privé c’est bien, mais ici ça veut aussi dire tout le monde en bleu marine, et une façon de voir les choses qui n’est pas forcément compatible, sinon avec mon état d’esprit, du moins avec l’ouverture que je veux quand même donner à mes enfants. Et puis je repense aussi à ma copine instit, ses enfants aussi sont malades alors… c’est plutôt cool que la tienne ait pu venir lundi déjà non?
    Et surtout SURTOUT, je fais confiance à mes enfants. Ma fille va à l’école même quand c’est la grève des animateurs. Pas pour surcharger les pauvres qui sont là mais parce que je ne peux pas faire autrement. Et bien, elle adore manger dans des assiettes en carton, et tant pis pour les activités structurées. Bref, les petits ont aussi des ressources, que ces journées de galère nous aident (aussi) à découvrir.
    Allez, bon courage à vous!

    1. Oui tu as raison, il est important de faire confiance à ses enfants. Mais c’est vrai que mon fils est très sensible et qu’il a du mal à gérer tout cela.

  10. Bon courage ! Pour ma part je suis en congé parental du coup la question ne se pose pas, mais je stresse déjà à fond pour le moment ou nous travaillerons tous les 2 à temps plein…

  11. Ben moi je vais aller un peu à contre sens des gens …
    A moins que j ai mal compris on ne t oblige pas à garder tes enfants quand il y a maladie ou grève ? C est surtout une recommandation non?
    Ici la maîtresse a été absente plusieurs jours et je ne me suis pas posée la question de est ce que je dois la garder ou pas je l ai mise a l école (bon certes c est peut être pas top mais sur des petites classes comme ça je ne pense que ça perturbe le programme) …. j avoue que j ai un peu de mal avec le discours de « je n ai rien contre la grève mais ils font cher quand meme » … ( j exagére un peu exprès ) .. Et la directrice n a à mon avis pas voulu rentrer dans le débat plutôt que d exprimer les griefs des syndicalistes … ☺ attention hein je ne dis pas que la situation est toute rose non plus … et malheureusement j ai plutôt l impression qu avec les budgets en baisse les choses ne vont pas forcément s améliorer … j espère que ton petit sera quand même content de ses années maternelles ☺

    1. TU as tout à fait raison. On ne t’oblige pas à garder ton gosse. Mais avouons que ce n’est quand même pas comme cela que les choses devraient se passer. La classe ne doit pas se finir en garderie en permanence (parce que c’est ce qu’il se passe quand la maîtresse ou le maître sont absents!).
      Et puis je trouve que plus de communication entre les parents et les profs ne ferait pas de mal.
      En tout cas, merci beaucoup pour ton commentaire. Avoir un avis différents est intéressant. Je suis tout à fait ouverte au débat.

  12. Comme je comprends, l’absurdité de la réforme scolaire en maternelle, on est tous d’accord. Je le vérifie cette année encore avec mes jumelles, qui sont en grande section, mais ça reste dur. Sans compter que le dernier trimestre va être un vrai calvaire pour les enfants, car comme nous sommes dans la zone B qui est la première en vacances cette année, le dernier trimestre durera … 11 semaines.
    Alors certes, je travaille de chez moi, je peux en théorie m’adapter et il m’est arrivée de le laisser dormir un mercredi matin de temps en temps. C’est pour leur bien mais au détriment de mon activité professionnelle. Si j’étais en entreprise, je ne pourrais le faire sauf à être à temps partiel.
    La réforme du temps scolaire, les TAP, les enfants n’y comprennent rien du tout, et j’ai envie de rajouter que ce n’est pas leur problème.
    Nous habitons dans un village, la mairie se débrouille toujours pour assurer un accueil minimum les jours de grève, c’est un moindre mal.
    Bref, je comprends, je compatis. Bon courage

  13. Je suis prof en collège dans le public. La réforme des rythmes scolaires n’est qu’un début puisqu’une autre bien plus gênante arrive à la rentrée prochaine au collège… Plus de classes bilangues, de l’allemand et des langues anciennes amoindries, un volume horaire en français qui diminue encore (ça me rend malade quand je vois le niveau des élèves). Je pense que tout est fait pour tuer le service public. Alors comme ça, on supprime des postes, on multiplie le travail des enseignants en leur demandant de faire des projets mais en leur donnant encore moins de moyens qu’auparavant pour le faire. Bref, la France va mal, et ça me fait mal. Seulement, les médias n’en parlent pas, et la seule chose que l’ont retient, c’est que les professeurs font encore grève… Je rêve d’une France qui dise « STOP » avec nous.

      1. Je n’en sais rien, c’est bien ça le problème… Bien sûr qu’il faudrait que tout le monde se rebelle, mais est-ce qu’on nous écoute encore? Et par quelle voie? Une pétition contre la mort annoncée de l’école de la République???

      2. Hello ! Je suis indtit en maternelle, je comprends tout à fait ton agacement !! Moi je suis archi contre cette réforme : trop d’intervenant différents pour les petits, des activités qui ressemblent à ce qu’on fait en classe mais pas vraiment pensées et organisées, des locaux à partager avec desgens qui n’ont pas les mêmes règles que nous, un emploi du temps complètement irrégulier (nul pour des petits de maternelle) et du temps à l’école en plus pour les enfants ! Quand je fais grève, je m’assure que ça soit contre cette réforme et aussi contre les suppressions de postes et le non remplacement des enseignants (moins de remplaçants = enfants ballotés dans les classes des collègues, et pas facile pour les collègues qui accueillent des enfants en plus).

        Les parents peuvent nous soutenir ! Il faut écrire au DASEN en vous plaignant !! Des lettres collectives, des lettres individuelles, vous êtes les seuls à pouvoir vraiment faire qqch, nous ils en ont rien à carrer quand on fait grgrève, ça leur fait juste une journée de salaire en moins à payer !

        Bon courage !

  14. ll y a tellement à redire dans certaines écoles. J’ai déménagé et actuellement nous vivons la même chose que ce que vous décrivez multipliée par deux puisque nous avons deux enfants en maternelle avec deux maitresses différentes. Pour moi, c’est vraiment liée à la politique de la commune. Ainsi auparavant j’habitais à une vingtaine de km de là en région parisienne et malgré les nouveaux rythmes, l’école a été presque parfaite: prévenues à l’avance, toujours une super organisation en cas de grève ou d’absences, les petits étaient choyés etc etc. Donc deux écoles publiques, deux systèmes différents.

  15. Idem ici, j’ai toujours connu ce yoyo des absences non remplacées et grèves depuis 8 ans que j’ai des enfants scolarisés dans le public. Comment on fait ? Entraide entre parents, chacun son tour, tout en nous manifestant auprès des responsables pour que ça ne continue pas (j’ai connu 1 mois de grève de cantine consécutif !). Et je dois dire qu’on a une directrice au top qui fait vraiment bouger les choses. Courage à toi !

  16. Ouahhh et moi qui doutais qu’on avait fait le bon choix de mettre Léon dans le privé …. et bien merci !!!
    Il risque fort de ne pas avoir beaucoup de copains de crèche dans sa classe (et encore j’en sais rien) mais par contre… tous les arguments que tu cites finissent de me convaincre !
    enfin on verra bien en septembre comment ça se passe.
    Si je peux te dépanner un jour, dis moi,
    Clémence

  17. Ah la la tu me mets le stress pour l’année prochaine !

    Je crois quand même que notre secteur est bien loti en terme de greves et cie : Zéro greve en 3 ans de crèche quand je vois que tous mes potes ont du garder leurs gosses au moins une fois voire 2 par mois a cause des grèves…

    J’ai regardé Montessori mais trop cher et toute une organisation !
    700€ par mois -> presque 7000 euros par ans autant dire que tu as claqué 21 000 euros juste pour la maternelle et ça c’est juste pas possible. En plus, pas de cantine, pas de garderie…

    Après moi j’ai fait toute ma scolarité dans le privé et j’en ai de bons souvenirs mais ce n’est pas forcément ce que je veux pour ma fille…

    Bref, j’ai peur pour l’année prochaine…

    1. Moi j’ai été dans le public jusqu’au CM2 et ensuite dans le privé.
      Pour moi aussi le public est une volonté. C’est la vraie quoi, sans écrémage en fonction des moyens financiers des parents. Mais bon là j’avoue en avoir vraiment ras le bol. J’essaie de rester optimiste et j’espère que les choses vont s’améliorer.

  18. C est vraiment incroyable ce bordel dans l école de Lucien ! Et que même la directrice n ait pas d info !!!! Je suis complètement d accord avec toi sur le fait qu en maternelle il faut essayer de « menager » un peu les enfants avec une organisation plus simple. Quand aux galères de garde pour les parents qui bossent, c est un éternel sujet sans fin … Moi j ai fait le choix d une petite école privée et j en suis ravie. Entraide entre parents qd maîtresse malade, directrice super investie … je pense pas non plus que toutes les écoles privées soient bien et toutes les publiques mal organisées. Est ce que tu aurais le choix avec une autre école publique ?

    1. Nous sommes sectorisés dans cette école. Qui dit bouger Lucien voudrait aussi dire bouger Louise et franchement cela risquerait de nous compliquer beaucoup la vie 🙁

  19. Bonjour je suis enseignante en maternelle et je boue moi aussi en lisant ton texte. Les enseignants grévistes ne sont jamais remplacés, je pense que le message n est pas bien passé entre vous la maitresse car elle ne peut l ignorer. En outre il n y a eu qu un préavis de grève le mardi 26 janvier donc je pense qu il y a bien un problème de communication dans l école de votre fils. Je n étais pas gréviste ce jour là, je tiens tout de même à préciser que les enseignants grévistes perdent une journée de salaire. Et une autre précision je trouve que la réforme des rythmes n est absolument pas adapté aux élèves de maternelle. Cette réforme a été imposé par le le ministère de l éducation nationale et demande par les parents d eleves. Si le public ne vous convient pas je vous invite à aller dans le privé. Les écoles Montessori sont tres en vogue en ce moment et très intéressantes si toutefois nous disposons des moyens financiers pour y inscrire nos enfants. Bon courage à vous en tout cas et à votre fils. Florence

    1. Et j’ai envie de dire qu’heureusement que les enseignants ne sont pas payés quand ils font grève, sinon je n’ose pas imaginer ce qui se passerait.
      Je ne suis absolument pas adepte de la pédagogie Montessori. Mon souhait est que mes enfants aient accès à une éducation la plus « normale » possible et dans les conditions les meilleures.
      D’autre part, les préavis de grève ne sont pas affichés dans l’école de mon fils donc je ne sais pas comment je pourrais être au courant de la raison. C’est il est certain un problème de communication et c’est bien pour cela que j’ai demandé à voir la directrice ce matin.
      Bref, je cherche les infos en vain.
      Merci Florence pour votre message. Nous ne sommes pas d’accord mais ce n’est pas bien grave.

  20. Mes 2 petits derniers sont scolarisés dans une école communale publique, et chez nous tout est carré, nickel ! Peu d’absences et si c’est le cas, les enfants dont les parents ne peuvent pas les garder sont accueillis et dispatchés dans les classes des autres instits. Tout le monde joue le jeu et globalement ca se passe à peu près bien !!
    Quand à fille ainée, elle est au collège, public également, et pareil ca roule à peu près. Un jour de grève, l’année scolaire précédente !! Et lorsque le personnel non enseignant est gréviste (une fois par trimestre) on est avertis qq jours avant et les enfants consomment un pique nique (que nous fournissons) assis au chaud dans le resto scolaire.

  21. Ce qui est dingue, c’est que d’une ville à l’autre, la réforme est différente…… Je suis la maman de 4 enfants, nous habitons en campagne et, ici, les enfants quittent tous les jours à 15h45 et activités jusqu’à 16h30 (c’est moins perturbant….. )mais moi, ce qui me rends dingue c’est que tout le monde se renvoie la balle: les toilettes sont sales…… Ah, mais c’est la mairie qui gère, pas l’éducation nationale!!!!! Et la mairie: » oui, mais elles sont nettoyées, mais pendant les temps scolaires, c’est à la surveillance des enseignants…..grrrrrrrr Et tout est comme ça….. Et effectivement, je ne comprenais pas trop les parents qui mettaient leurs enfants dans le privé, mais maintenant je suis plus tolérante….. Ce qui m’angoisse, c’est que personne n’a l’air d’être responsable de quoi que ce soit, c’est toujours sous la responsabilité de quelque un d’autre….. Allez, on sert les dents et on avance…… Ou on fonce dans le tas, je réfléchis……

    1. Moi j’aimerais bien foncer dans le tas mais je suis pessimiste, je sais que ça ne servira à rien. Comme tu le dis très justement, ce n’est jamais la faute de l’un mais de l’autre…et inversement.

  22. Comme je partage votre point de vue et comprends votre coup de gueule ! Pour ma part rien à dire concernant les enseignantes en maternelle mais le centre de loisir, une catastrophe (je ne vais pas rentrer dans les détails), donc cette année j’ai mis ma fille dans le privé même si je galère le soir car pas de garderie après 16h30…. Et je suis enseignante dans le secondaire et pareil, je trouve que tout part en vrille… bref, je suis très inquiète pour la suite et vous avez fort bien raison de lancer le débat… Bon courage car la vie de maman qui travaille avec des petits est compliquée…

  23. Bonjour, je suis prof des écoles en maternelle à Paris . Le comportement de cette equipe est hallucinant! Ce n’est pas l’ecole publique qui est en cause mais cette école en particuler. Je suis d’accord avec toi pour la réforme qui est completement inadaptée à la maternelle et qui fatigue beaucoup les enfants. Nous subissons aussi le manque de remplaçants puisque nous prennons en charge les élèves des collègues absents. Les demandes de temps partiels explosent dans notre metier car les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et le manque de consideration ( maternelle = coloriage et découpage) nous ronge!

  24. Comme je te comprends. Trois ans de crèche et beaucoup de grèves… Pour la dernière en date (janvier), j’ai été prévenu à 18 h 30 pour le lendemain alors que j’étais alitée pour bb2 depuis septembre. Impossible donc pour moi de garder mon fils et comment trouver une solution à une heure si tardive.
    Les grèves sont au rythme de 1 à 2 par mois, sans compter les journées pédagogiques, les maladies, etc.
    Hier, j’ai récupéré mon fils avec un œil au beurre noir car il s’est cogné. Ok, ce n’est pas de la faute du personnel, mais entre les nombreuses morsures, les bosses, les bleus… je suis parfois un peu usé.
    Et hier encore, nous sommes allés l’inscrire à l’école. Nous sommes déjà préparé à tout cela, mais ça me pèse. Mon bonhomme a déjà perdu ces copains de crèche en septembre quand ceux-ci sont rentrés à l’école (ils étaient de novembre et lui de février, presque du même âge mais pas de la même année), j’espère qu’il sera avec des enfants qu’il connaît à la rentrée.

    Sinon, pour les grèves, je connais des parents qui sympathisent et gardent leurs enfants à tour de rôle. Ça aide un peu !

  25. J’ai fait ma scolarité dans le privé par nécessité d’organisation parce que ma mère enseignante en collège dans le publique ne trouvait pas de nounou pour nous emmener à l’école du village car elle nous gardait le mercredi et les vacances scolaires et que les nounous ne trouvaient pas ça financièrement intéressant : il y a 40 ans, seule l’école privée proposait une garderie matin et soir.
    Ma fille est entrée à l’école maternelle en septembre dans le privé. Je travaille à 3/4 d’heure de route de mon domicile, mon mari à 1 heure dans une direction opposée et les nouveaux rythmes scolaires du public n’étaient tout simplement pas gérables avec des horaires de sortie à 15 h 30 n’ayant aucune famille sur place ( et est-ce de toute façon aux grands-parents corvéables de s’occuper de nos enfants ? ).
    Au début et tout au long de sa carrière dans l’éducation nationale, ma mère n’a cessé de constater la volonté des pouvoirs publics d’affaiblir l’école publique et de transférer à la charge des parents pouvant/souhaitant assumer une scolarité dans le privé.
    Je lis dans les commentaires les appréhensions de certaines de vos lectrices à propos de la religion et du tout bleu marine.
    Dans l’école de ma fille, toutes les confessions sont représentées et le baptême des enfants n’est pas une condition d’inscription. L’éducation religieuse est une ouverture aux autres, un apprentissage de la différence et un respect des individualités.
    Quant à la tenue, soyons sérieux, combien d’écoles privées aujourd’hui rendent-elles le port de l’uniforme obligatoire ?
    Il ne s’agit pas de convaincre ou de militer pour le privé, mais à la lecture des commentaires rédigés ici, je suis confortée dans le choix que mon mari et moi avons fait d’inscrire notre fille dans cet établissement. Elle n’aura pas école le mercredi jusqu’à son entrée au collège et le rythme de 4 jours d’école me paraît mieux pour les enfants.
    Je m’occupe d’elle un jour par semaine et je n’attends pas de l’école qu’elle propose des activités périscolaires imposées à ma fille ; elle décidera de faire ce qui lui plaît selon ses aptitudes et ses goûts.
    Je vous souhaite beaucoup de courage pour vous organiser au mieux pour le reste de l’année scolaire 😉

  26. Mon choix de mettre mes enfants dans le privée, vient essentiellement de parent qui ont le même discours que toi. Ici pas de surprise, tout est expliqué et carré. Et surtout pas de surprise, pour nous parent mais surtout pour nos petites têtes blondes.

  27. Pourquoi réduire cette somme de contre temps à l’éternel débat public-privé ? Je suis moi aussi contre la réforme des rythmes scolaires, chez nous ça a commencé avec la moyenne section de notre aîné. Alors je mets un peu du mien pour essayer d’améliorer ce qui peut l’être : élue au conseil d’école, membre d’un collectif de parents qui s’est constitué au moment de cette réforme, participation au groupe de pilotage mairie-éducation nationale-familles, que sais-je… ? Si quelque chose me noue le ventre (comme cela est votre cas) je réfléchis et attend un peu la baisse de température, puis prends le temps d’en parler avec la maîtresse, la directrice, le service enfance de la ville (quand je leur remets mon chèque cantine garderie) tout en sachant quel est exactement le rôle de chacun et où s’arrête son domaine de compétences….On peut ne pas être d’accord et écouter les arguments opposés, le dialogue finit toujours par faire germer des petites améliorations de tous côtés. Mais c’est très long et très lent bien sûr. Cela me prends beaucoup de temps et n’est pas facile à gérer (mon mari et moi travaillons à temps plein avec nos contraintes propres) mais mes enfants passent plus de temps dans leur établissement scolaire que moi à mon travail (puisque nous les déposons et les récupérons), cela mérite donc que je consacre du temps au sujet, plutôt qu’à autre chose.
    Et enfin, nous avons la chance d’être en République : les TAP et le périscolaire, c’est la Mairie, donc un choix politique d’y consacrer plus ou moins de moyens. Le démantèlement de l’école publique, ce sont les économies budgétaires, c’est aussi un choix politique. Nous pouvons choisir nos élus en fonction de la politique que nous souhaitons qu’ils appliquent, car il n’y a pas de secret : moins d’impôts, moins de charges : moins de services publics, quels qu’ils soient. Nous n’avons que la société que nous méritons (et que cette réforme m’horripile tout de même !!).

    1. J’ai de mon côté déjà été impliquée mais à l’époque à la crèche et j’ai vite compris que les parents n’avaient pas vraiment de poids.
      Je n’ai pas envie de me battre contre des moulins à vent partout et tout le temps. J’aimerais déjà pouvoir communiquer avec les personnes de l’école de mes enfants.
      Mais je respecte mille fois votre point de vue et votre engagement.

  28. C’est dingue, je viens de te lire et je suis dans le même cas que toi! Première rentrée de ma fille en septembre 2015, à ce jour elle en est à son 7ème Maitre/Maitresse différents ! Entre les grèves, les absences, les maladies, les remplaçants absents… on ne savait jamais sur qui on allait tomber ou pas !!! Ce qui évidemment perturbe les enfants! En plus dans l’école ou est ma fille, ils sont toujours en plan vigipirate (humhum on est dans un petit village) du coup on n’accompagne même plus nos enfants dans l’école, ce n’est qu’a la sortie que je découvre qui a fait l’école à ma fille… Moi qui était une fervente militante de l’éducation et du système français, j’ai plein d’amis instit… on a le même constat… c’est la catastrophe dans le public !!!!

  29. Je suis assez surprise , triste et en colére de lire tous ces commentaires.
    Je suis enseignante en maternelle et je vous trouve très injuste vis à vis de l école publique en général alors qu il y a visiblement un problème de communication dans votre école en particulier.
    Les enseignants ont obligation de donner un préavis de grève. Évidemment ils ne sont pas remplacés ( remplacent on les grévistes en règle général ? )
    La réforme des rythmes, les enseignants n en voulaient pas , en tout cas pas comme elle a été mise en place. Il y a eu des grèves mais les parents se sont peu voir pas mobilisés pour qu elle ne passe pas. Les enseignants se sont pris beaucoup d insultes à ce moment là .
    J ai plus souvent vu des grèves du personnel communal que du corps enseignant.
    De mon expérience, les enseignants culpabilisent énormément de garder leurs enfants malades et je demande toujours à mon compagnon de se débrouiller si mes filles sont malades.

    Je crois que l école n est pas assez valorisée , on doit souvent faire avec des bouts de ficelle, sans remplacement, sans formation continue, on est sans cesse en flux tendu et c est mauvais signe pour l avenir.
    Pourtant je crois en l école publique je me bas pour une école bienveillante qui établit un partenariat avec les familles. Je suis chaque matin heureuse d aller retrouver mes élèves de faire un bout de chemin à leur côté pour leur apprendre à s épanouir individuellement et dans le groupe.
    Je vous trouve assez injuste.

    1. Je suis tout à fait d’accord que l’école n’est pas assez valorisée. Et je le redis, je sais pertinemment que c’est un métier difficile et extrêmement impliquant.
      Cependant, ce que je raconte dans ce billet c’est que la partie racontable. D’autres choses /comportements me rendent très en colère contre cette école. Alors je pense être plus triste qu’injuste d’être face à un mur et de faire subir cela à mes gosses.

      1. Bonjour,

        Il faut dialoguer avec la maîtresse, la directrice, dire ce que vous avez sur le coeur, vos craintes et vos angoisses. Je reconnais qu’il peut être parfois difficile d’entamer un dialogue avec certains enseignants qui ne tiennent pas assez compte les angoisses des parents ( je suis moi-même maman de 2 petites filles de 2 et 4 ans, je le comprends )
        Lors de ma préparation à l’accouchement, ma sage femme ( libérale) m’avait dit  » vous avez le droit d’accoucher comme vous voulez, même à l’hôpital vous avez le droit de choisir une position physiologique, mais n’arrivez pas braquée en disant à la sage femme que vous voulez accoucher comme ça et pas autrement. C’est le meilleur moyen pour que ça se passe mal.
        Je pense que c’est un peu pareil. Les professeurs des écoles sont assez susceptibles. Il faut ouvrir le dialogue sans commencer par :  » je suis mécontente , j’ai envie de mettre mes enfants dans le privé »
        J’espère que la situation va s’apaiser. Bon courage !

        1. Merci pour ce message Claire.
          Je te rassure, je n’arrive pas braquée. J’essaie de parler mais je suis face à des murs.
          Les conseils sont toujours bons à prendre quoiqu’il en soit.

  30. Bonjour,
    J’enseigne dans une école française en Bolivie, en primaire. A l’étranger, il faut payer les écoles françaises. Ici, c’est environ 350 euros par mois, par enfant. Dans un pays du tiers monde. 85 % de nos élèves sont boliviens. C’est un sacré investissement. Pourquoi les parents font-ils ce choix ? Parce que l’éducation publique est une farce. 40 à 50 élèves par classe de trois tranches d’âge différentes, face à des enseignants non formés. Je sais qu’il faut changer des choses dans l’éducation nationale en France, mais j’ai l’impression que les gens ont tendance à oublier la CHANCE qu’ils ont qu’elle existe. Comme la santé. Quand nous n’aurons plus cela, nous serons dans la vraie m… S’occuper de ses enfants en France est compliqué (les deux parents doivent travailler, les bb sitting coûtent un bras…), les faire vivre dans de nombreux pays encore plus. Finalement, ce problème n’est pas si grave. L’éducation de ton petit est prise en charge jusqu’au bac, voire plus. Avec des jours sans, cela reste assez incroyable. Le choix du privé, ok, payer pour avoir un meilleur service se comprend. Quand on a les moyens. Je pense aussi qu’il faut plus de communication parents/enseignants. Mais il faut avouer qu’avec un salaire de départ de 1500 euros par mois à Paris, auquel s’ajoute le mépris permanent que subissent les enseignants, il leur est parfois difficile de trouver l’envie de s’expliquer face à des parents agressifs. Je crois qu’il faut prendre conscience que le problème du service public est bien un problème de politique et non de motivation des enseignants (il existe des exceptions, je sais) et défendre l’éducation publique c’est défendre les moyens qu’on lui donne pour être efficace (et leur répartition) et bien sûr défendre les enseignants…

    1. Merci Delphine pour ton message.
      Je précise tout de même que je n’ai jamais été agressive avec la maîtresse de mon fils. Comme tu l’auras compris, j’ai juste besoin de comprendre, que l’on m’explique.
      Bien sûr que j’ai conscience de l’immense chance que le système français nous offre mais je suis écœurée que tout cela parte en cacahuète. Certes ce n’est pas la faute des profs, mais ce n’est pas non plus celle des parents.
      Bref, ce que je pense c’est que l’union fait la forte et je regrette que cela ne soit pas le cas dans l’école de mon fiston.

  31. Bonjour je suis heureuse de constater qu enfin les parents se révoltent contre cette fameuse réforme… Nous n’avons fait que prévenir et râler…mais les parents ne nous on pas écouté.. Je suis moi même maîtresse en maternelle dans le public et fière de l’être… Le problème n’est pas là… Oui la réforme est une véritable bêtise qui entraîne une organisation de folie dans les écoles et qui accentue les différences et donc l’inégalité des chances..En effet les communes aisées sont en mesure de proposer des activités dignes de ce nom puisqu’elles en ont les moyens mais la plupart des petites communes ne peuvent pas assurer… Finances obliges.. Or,lorsque la réforme a été annoncée personne ne s’est révolté… Faute d’information de compréhension car il faut l’admettre les parents n’ont pas compris ce que tout cela allait entraîner… Or dans la commune où j’exerce moi même et mes collègues n’avons cessé de mettre en garde et expliquer.. En prenant le risque de se faire passer une fois de plus pour des faineantes… Oui elles ne veulent pas travailler un jour de plus….or nous avancions tout cela en argumentant… Plus d’inégalités moins de repères pour les enfants plus de fatigue… Et tout cela sans faire grève.. Et oui ça existe encore des enseignants qui ne font jamais grève car ils ne croient pas en ce mode d’action et qu’ils en ont marre de prendre parents et enfants en otages… Or là je dis non… L’école publique est un service public c’était donc aux parents de râler et de manifester pour se faire entendre afin que le pouvoir en place ne la mette pas en oeuvre… Mais j’avoue là aussi un manque d’information… Bref tout le monde paye les pots cassés maintenant et j’en suis bien triste car je crois en mon métier et suis fière de défendre les valeurs de la République que défend l’école publique !!! Fuir vers le privé n’est pas une solution nous observons même des familles qui reviennent vers la public après avoir fait un tour dans le privé.. C’est aux parents de manifester et de faire entendre au pouvoir ce qu’ils souhaitent pour leurs enfants.. Je le redis c’est un service public il faut donc être exigeant!!!

    1. Bien sûr que fuir vers le privé n’est pas la solution, tu as raison. Après c’est vrai que j’avoue être bien paumée dans tout ce système. La directrice m’a aussi dit que c’était aux parents de se bouger. D’accord mais comment concrètement? En manifestant? Peut-être que cela pourrait faire un peu parler de la chose. Mais le vrai souci vient des politiques qui n’admettront jamais que cette réforme est de la merde en barre (désolée d’être vulgaire).

      1. Je suis contente que certains réfléchissent enfin à une solution.. Concrètement… C’est pas si simple.. Il faut s’organiser.. En même temps je pense que si tous les parents de France et de Navarre sortent manifester le week-end accompagnés des enseignants qui le souhaitent pourrait sacrément faire bouger les choses.. Pour une fois ce ne sont pas les fonctionnaires qui manifestent mais les utilisateurs du service… Bref je pense sincèrement que là le pouvoir en place peut réellement commencer à se faire du soucis.. Ce serait inédit !!!

  32. En tant qu’enseignante en maternelle, qui donne tout ce qu’elle peut à son travail, je suis très très attristée par ce message …
    Je crois que transformer un cas particulier en débat public/privé est un peu réducteur, et complètement à charge pour tous mes collègues du public…
    En 20 ans de carrière, oui, j’ai fait pas mal de grèves : TOUTES pour améliorer les conditions de travail des enfants et des enseignants… Je n’ai malheureusement pas d’enfants, je me bats pour ceux des autres… En particulier au moment de cette réforme des nouveaux rythmes ( qui est une monumentale connerie), mes collègues et moi nous sommes battus et avons perdu x journées de salaire pour que les enfants puissent continuer à vivre dans le lieu-école en s’épanouissant plutôt qu’en étant ballotés comme des sacs entre différents intervenants… Pour rien… Nous n’avons pas été écoutés, certains parents se sont plaints de nos grèves et maintenant c’est à nous qu’on reproche ces rythmes qui sont invivables pour tous ( enfants, enseignants, animateurs…) Pareil pour le manque de remplaçants… On s’est battus contre, aussi… On a essuyé des reproches pour ces grèves aussi… Et maintenant c’est à nous aussi qu’on reproche les congés maladie non remplacés ( parce que oui, au contact permanent d’enfants, nous aussi, on tombe malades !)
    J’ai du mal à comprendre comment on peut dire : je me sens complétement impuissante en tant que parent… Et reprocher aux enseignants le fait qu’ils se battent contre les mêmes choses que vous ?! ( bon ok, je reconnais que l’école de lucien manque de comm’)
    ( ah oui, petite remarque aussi à proos d’un commentaire plus haut : non, les enseignants ne font pas le ménage des toilettes… Vous le faites à votre bureau, vous ?)
    Et effectivement, de plus en plus d’enseignants demandent des temps partiels parce que les conditions de travail sont devenues intolérables (oui, c’est compliqué d’être mis dehors de sa classe à 15h deux fois par semaine, de voir que le lieu sert de garderie avec des « règles » discutables, que les parents ne voient pas forcément la différence entre les 2 ( aprés tout, c’est que du coloriage et du découpage, n’est-ce pas ?), de n’avoir aucun lieu pour travailler dignement entre 15h et 16h30 ( alors qu’on en a besoin), de voir les parents de moins en moins (le mardi et le vendredi on ne les voit plus)…)
    Bref, oui, il y a du boulot pour améliorer les choses, mais il ne sera fait que si on lutte ensemble et pas les uns contre les autres…
    ( Quant au privé, là aussi, c’est souvent une histoire de cas particulier… J’ai des copines qui enseignent dans le privé, les conditions ont l’air d’être globalement les mêmes ( sauf pour les nouveaux rythmes…) avec parfois ce petit plus des enfants violents ou autres qui ont eu de gros problèmes dans le public et que les parents choisissent de mettre dans le privé en désespoir de cause…)

    1. Bonjour Marie,
      Je ne le vis pas mais je sais qu’enseigner est loin d’être un métier facile et rémunéré à juste titre. D’autre part, je n’ai absolument rien contre les enseignants qui font grève. Je le redis, ce que je demande, c’est juste de la transparence.
      Moi aussi je serais prêtes à essayer de faire bouger les choses, ensemble.

  33. Coucou Paule! Oh comme je te comprends…et si charly était en âge de lire, il te dirait combien Lucien lui manque. A quelques rues plus loin, nous avons les mêmes interrogations. Comment peut on agir? Réforme utile ou non? Pas de solution miracle me semble t-il, juste une petite lueur positive, je bosse un samedi sur deux et si tu es d’accord je prends ton « petit lu » afin de lui remémorer ces souvenirs de crèche avec mon charly….rendez vous pris le 5 mars si cela te convient. Des bisous

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